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Pour
la 11è fois, le festival Donia de Nosy Be se tiendra du 27 au 30
mai 2004. la présentation du programme a été effectuée hier au
Ccac. Nous y reviendrons, mais ce qu'il faut retenir de cette conférence
de presse, c'est le véritable playdoyer des membres du Cofestin
(Comité d'organisation du festival) pour la survie même de ce
festival dont le but initial est la promotion des artistes et de
la Culture malgache vis-à-vis du monde entier.
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80% de services
Veut-on ou non de Donia ? Initié par des
opérateurs économiques privés de l'île-aux-parfums en une décennie,
ce festival a pris une envergure régionale, sinon mondiale. Or,
pour l'organiser, cela ne va pas "comme sur des
roulettes". Il faut, qu'on le veuille ou non, le nerf de la
guerre. Par exemple, cette année, l'aménagement du stade coûtera
entre 10-15 millions. Or, depuis le "départ financier"
de la C.O.I. en 2002, voilà qu'Air Madagascar n'a pas encore pris
de décision ferme, cette année encore. Arrivé au stade où il
est, le festival Donia, d'envergure plus que nationale, ne peut
plus se limiter à l'initiative privée. Il est urgent que
l'administration, via le ministère de tutelle, démontre une
volonté sans ambiguïté. Le représentant de ce dernier a déclaré
que "le ministère est à l'étude..." Il fait sûrement
allusion au montant numéraire promis depuis longtemps. On verra
combien ce ministère mettra dans la cagnotte. Pour le moment,
plus précisément pour la suite en 2005, Donia doit absolument
avoir un fonds de roulement minimum de l'ordre de 25% des
investissements totaux. Car, actuellement, le sponsoring, c'est
plutôt 80% de services, 15% de communications. Avec 5% restant,
ce n'est pas le Pérou. Nous avons remarqué la présence dans la
salle de Roger Mahazoasy, ancien ministre du Tourisme, qui prépare
une thèse sur le développement durable dans le domaine du
tourisme, justement.
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Feu vert ou un carton rouge ?
Par exemple, la venue à Nosy Be de Lôla
et son groupe est fonction du partenariat d'Air Madagascar. Pour
le Cofestin, la meilleure façon de démontrer que le ministère
de tutelle entend "s'investir davantage" est de faire
une pression pour que la compagnie aérienne puisse, par exemple,
octroyer 10 billets à 50%. D'autre part, la question se pose si
Donia, politique oblige, n'est pas délaissé au profit de ce
festival tournant de l'océan Indien qui ne sera que du folklore
en regard de la mondialisation. Bref, si Total, Star, Orange
Madagascar, Jirama, Unima, Psi, Unicef, Socolait, Ccac, Vidzar...
(liste non exhaustive), médias et artistes seront encore là
cette année, le mystère plane pour l'édition 2005. En tout cas,
les membres du Cofestin présents hier ont été clairs sans pour
autant lancer un ultimatum : A la fin du festival, un bilan et des
données précises seront rédigées et envoyées aux divers
responsables. Avec comme fond, les fameux 3P, pour l'instant
slogan stérile. Les décisions qui en découleront (la Culture
est-elle une priorité ou non ?) donneront le feu vert ou un
carton rouge. Pour l'heure, Donia 2004, ce n'est plus que des Réunionnais
et des Mahorais, en plus des malgaches dont Njava, Terakaly, Bilo,
Silo & Co avec Planeta et le grand JB de Nosy Be. C'est
malheureux... dernier cri du coeur : "On n'a pas fait ce bébé
grandir pour la lâcher comme çà !". A qui le dites-vous ?
Déjà qu'en 2003, Donia a failli être annulé...
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Festival
Donia: Caractéristiques
Le grand carnaval d'ouverture, unique à
Madagascar, où tout le monde est dans la rue; le festival off de
Dzamandzar où les artistes vont à la rencontre de la couche
profonde de la population; les animations sportives et culturelles
thématiques; les concerts nocturnes se déroulant de 20h à 4h du
matin au stade.
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Quelques chiffres
Crée en 1994, Donia, en dix années
d'existence c'est : 1.500 artistes (musiciens, interprètes,
danseurs...); plus de 30.000 spectateurs nationaux et
internationaux; des dizaines d'opérateurs culturels mondiaux; des
centaines de millions de revenus redistribués et
d'investissements.
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